Cinéclub d'Attac Liège :
Une séance à ne pas manquer : Le Parc, 28/11/2005, 20h.
Escadrons de la mort : l'école française
On connaissait le soutien inconditionnel des pères du néo-libéralisme,
Friedrich von Hayec et Milton Friedman à la tête, à ce qu'ils ont appelé, au Chili même et durant la dictature de Pinochet, "le miracle économique
chilien", manière de soutenir politiquement leurs anciens élèves au département d'Économie de l'Université de Chicago, les "Chicago Boys"
chiliens, qui se trouvaient à la tête de la politique économique de la
dictature.
On connaissait aussi la participation très directe des USA dans la préparation et gestation du coup d'État qui a renversé le président
Salvador Allende et surtout, après la déclassification de quelques 16.000 pages
de documents secrets de la CIA, leur implication directe dans la guerre
sale qui s'est soldée par plus de 100.000 assassinats politiques du Chili
jusqu'au Guatemala, et par plus de 250.000 morts dans des guerres civiles
fomentées en Amérique Centrale.
Mais on ne savait presque rien du rôle centrale joué par l'Armée Française
et certains hommes politiques très importants se trouvant à la tête de l'État français, d'abord dans la formation des militaires états-uniens
aux techniques du renseignement et de la torture et, directement après, à
travers l'assistance prêtée aux dictatures chilienne et argentine aussi aux
techniques du renseignement et de la torture.
C'est ce qui montre de manière exemplaire, documents à l'appui, le long travail d'investigation mené par la journaliste Marie Monique Robin
dont le résultat a donné lieu à un livre et à un film documentaire remarquables
qui portent le même titre : Escadrons de la mort, l'École française.
Le film sera projecté à Liège le lundi 28 novembre, à 20 heures, au Cinéma Le Parc, dans le cadre du Cinéclub d'Attac Liège. La projection sera
suivie d'un débat en présence de l'auteure-réalisatrice. Ce sera aussi
l'occasion de se procurer livre.
Affiche et plus d'informations http://attac-ulg.fede-ulg.org/docs/EscadronsMort.pdf
-Laurier du meilleur Documentaire Politique de l'année 2003, décerné par le
Club Audiovisuel de Paris. -Prix 2004 de la Meilleure Investigation au F.I.G.R.A., Le Touquet.
-Prix 2004 du Mérite décerné par The Latin American Studies Association, Las
Vegas
Autres infos :
http://www.alencontre.org/page/Argentine/ArgentineTorture.htm
http://www.lamediatheque.be/med/details.php?ref=TH3141
24 novembre 2005
Escadrons de la mort : l'école française au "Parc" 28-11-05
de l'Association des Belges d’Origine Arabe
Association des Belges d’Origine Arabe
Quai du Roi Albert n° 77 à 4020 LIEGE
Chère Amie, cher Ami,
Madame, Monsieur,
Nous avons le plaisir de vous convier à la soirée que nous organisons le 25.11.2005 à 20h00 au Centre Culturel Arabe, rue Belvaux n° 128 à 4030 GRIVEGNEE.
Cette soirée sera organisée en hommage à notre président, feu Docteur Mohammed BASBOUS.
Elle aura pour thème :
La participation de
"Réactivation" des chômeurs versus activités bénévoles et liberté
Bonjour à tou-te-s,
Petit (r)appel pour qui est concerné/intéressé...
A l'occasion du programme "Travail en cours (chômage et précarité en Europe)", le Nova propose le samedi 10 décembre à 14h00 un après-midi
d'échanges entre des personnes impliquées dans des collectifs ou de associations à forte implication bénévole (voir présentation
ci-dessous). Il s'agit de mettre en avant certaines réalité associatives de plus en plus confrontées à des obstacles institutionnel comme par exemple: statuts inexistants ou contraignants
(chômeurs-bénévoles, statut des bénévoles, statut d'artiste...) conditions de subventions liées à l'emploi, barêmes salariaux, etc.
Cet atelier a pour but de mettre sur pieds un cadre dans lequel nous pourrions continuer à nous rencontrer, et d'imaginer des actions
communes... Vous y êtes les bienvenu-e-s.
Nova: 3 rue d'Arenberg, 1000 Bruxelles.
"Réactivation" des chômeurs versus activités bénévoles et liberté
d'association
Si la non-prise en compte institutionnelle de l'activité bénévole ne
date pas d'hier, le plan de "réactivation" des chômeurs est un nouveau
danger pour le monde associatif.
A l'image de milliers d'associations et d'activités mises en place en
Belgique, le Nova est un projet qui a été rendu possible et qui
continue à fonctionner grâce au bénévolat. C'est pourquoi il est particulièrement
concerné et s'inquiète des mesures politiques qui, visant à "réactiver"
les chômeurs, ne leur reconnaissent pas le droit d'exercer des
activités non rémunérées. Personne ne nie pourtant que la collectivité bénéficie
du foisonnement de cette vie associative ? que l'Etat d'ailleurs encourage et subventionne car il serait bien incapable de remplir
lui-même tous ces services rendus dans des domaines aussi variés que la santé, l'alphabétisation ou la culture, pour ne citer que quelques
exemples.
Mais l'Etat prétend encore hypocritement tendre au plein emploi et s'efforce de remplir ses obligations européennes, à un niveau
statistique notamment. Il ne voit donc pas de contradiction à mettre en place des plans de "remise au travail" qui finissent par condamner la
vie associative et qui, par les tracasseries, les interdictions et les
menaces qu'ils font peser sur les chômeurs actifs bénévolement, remettent en cause le droit à la liberté d'association ? pourtant
constitutionnel ? à l'égard de cette "catégorie" de la population, celle
qui dispose potentiellement le plus de son temps. Face à cette offensive
menaçant de nombreuses associations dans leur fonctionnement et dans leur
existence-même, comment mettre en place rapidement une réaction concrète
et collective? C'est la question de cet atelier, qui s'adresse en premier
lieu à des membres d'associations et de collectifs, bénévoles ou non, chômeurs ou non... A partir des réalités vécues par ceux-ci, nous
pointerons les aspects politiques et juridiques qui constituent des obstacles à la vie associative, dans la perspective de dégager des
pistes et des propositions d'actions.
N'hésitez pas à nous contacter avant l'atelier pour confirmer votre présence ou formuler vos suggestions
workshop@nova-cinema.org
03 novembre 2005
La dimension politique de l’alternative
La dimension politique de l’alternative
8 novembre 2005 à 19H30
au CADTM, 345, avenue de l’Observatoire, 4000 Liège
avec Eric Toussaint
Lors de différents débats publics, le CADTM a proposé une réflexion sur la situation et les enjeux politiques de plusieurs pays d’Amérique latine : Venezuela, Brésil, Argentine, etc. A chaque fois, nous avons confronté les luttes des mouvements sociaux au problème de leurs débouchés politiques.
Eric Toussaint revient du Mexique. Ce sera l’occasion de faire le point sur un autre mouvement social, celui des Zapatistes, qui a amorcé récemment un tournant politique majeur. En effet, l’EZLN (Armée zapatiste de libération nationale) a opté pour la construction d’un mouvement « en faveur d’un programme de gauche et d’une nouvelle Constitution ». Qu’en est-il exactement ? Le slogan « changer le monde sans prendre le pouvoir » a fait florès à une époque. Ceci renvoie au dilemme rencontré par la plupart des composantes du mouvement altermondialiste au Nord comme au Sud. « Le pouvoir corrompt », c’est bien connu (et partout vérifiable – voir l’évolution de Lula au Brésil, les scandales financiers aux Etats-Unis, les détournements de biens publics en Belgique…) mais peut-on faire aboutir les revendications altermondialistes sans articulation avec le pouvoir politique?
Au Nord, on se rappellera qu’une initiative avait été prise en France pour lancer un parti issu de l’altermondialisme lors des élections européennes de 2004. Cela n’avait pas marché. La situation sociale européenne est désastreuse (la grève générale en Belgique vient de le rappeler crûment). Comment peser politiquement dans cette situation ?
Le CADTM suggère de réfléchir à ce défi : la conférence-débat à laquelle nous vous invitons s’inscrit dans un cycle d’activités sur l’alternative politique, contrepoint obligé de l’alternative sociale.
28 octobre 2005
programme de "Acteurs de l'Ombre"
AL
26 octobre 2005
Fête Solidarité Guatemala à BXL
Et quoi de mieux qu’une belle fête pour y arriver ?
Nous vous invitons donc à notre
Comida y fiesta para Guatemala
Quand? Le vendredi 28 octobre à partir de 19h30
Où? A IF asbl
80 Rue de Fierlant
Forest
Table d’hôte
Repas: Achiote à la dinde
ou achiote aux champignons (plat végétarien)
8 Euros avec un verre de vin et dessert compris
Réservation indispensable d’ici au 27 octobre
auprès de Péroline: perolineghestem@yahoo.fr ou 0472/618068
Soirée dansante
Avec de la bonne musique latino et du monde entier,
des mojitos, et de l’ambiance…
Entrée: gratuite pour ceux qui prennent le repas,
participation libre pour les autres
Accès à IF asbl: tout près du carrefour Wielemans Ceuppens
(non loin du Parc de Forest, de la Barrière de Saint-Gilles et de la Gare du Midi)
Attention: une grève générale belge est annoncée pour ce jour-là, il n’y aura donc sans doute pas de transports en commun.
28 septembre 2005
Services publics: l'Empire contre-attaque!
Le samedi 22 et le dimanche 23 octobre, au Palais des Congrès, se tiendra, sur invitation du bourgmestre de la Ville de Liège, la Convention européenne des collectivités locales pour la promotion des services publics.
Celle-ci a pour but de réunir les représentants des collectivités locales, qui, comme la Ville de Liège, se sont déclarées « hors AGCS », mais également tou-te-s les citoyen-ne-s qui désirent réfléchir et agir ensemble pour la construction d'une alternative collective, européenne par exemple, à la privatisation des services publics.
Pour certain-e-s, l'AGCS est bien connu, et les enjeux qu'il suppose aussi. Pour d'autres, c'est un sigle porteur de menaces difficiles à cerner et à évaluer. Dans le but d'éclairer un peu le débat, et surtout de le rendre compréhensible et donc accessible au plus grand nombre, penchons nous à nouveau sur la question...
Tout d'abord, de quoi parle-t-on?
L'AGCS est l'Accord Général sur le Commerce des Services que l'Organisation Mondiale du Commerce entend finaliser d'ici le 1er Janvier 2006, sans aucun débat parlementaire public et démocratique, puisque les représentants de l'OMC ne sont pas élus par le peuple. Cet accord entend libéraliser, c'est-à-dire ouvrir à la concurrence avec le secteur privé, des services de base tels que l'éducation, la santé, l'environnement, la culture, les transports, le logement, la protection sociale... acquis de haute lutte par les générations précédentes, et que nous tenons à léguer à celles qui nous suivent...
Quels sont les enjeux de la défense des services publics?
Pour bien en saisir l'urgence et l'importance, il est nécessaire de se pencher sur la spécificité des mécanismes du privé et du public, ce qui nécessite un peu de connaissance économique. Connaissance malheureusement peu enseignée, ce qui est choquant puisque l'on nous serine à longueur de temps que l'économie est le seul cadre de pensée qui permette d'organiser la vie sur terre, c'est-à-dire la politique, qui n'est jamais que le débat démocratique (=accessible à tous) sur l'« art de vivre ensemble »...
Examinons donc de plus près les deux logiques en place, en commençant par celle qui a la cote en ce moment: le capitalisme (aargh, tout de suite les gros mots!)...
Les services offerts par le secteur privé d'inspiration capitaliste sont détenus par leurs actionnaires/investisseurs privés, et ce par l'intermédiare principal des placements boursiers. Le but clairement déclaré de ces services est la rentabilité, c'est-à-dire le bénéfice qui sera reversé aux investisseurs, et qui leur permettra d'accumuler davantage de capital, qu'ils pourront ensuite réinvestir (jusqu'au prochain krach boursier ou à la destruction totale de l'environnement, mais c'est un sujet en soi, restons sur notre sujet du jour, qui n'est déjà pas simple).
Il faut en effet bien comprendre le principe de base du secteur privé: la rentabilité de l'investissement. En effet, un investisseur accepte de « prêter » son argent s'il est assuré d'en recevoir, dans un certain laps de temps, un dividende, c'est-à-dire un « surplus », un bénéfice.
C'est le principe du livret d'épargne: j'accepte de ne pas jouir de tous mes moyens financiers (mon capital) dans l'immédiat parce que ma banque me propose un intérêt si je le lui prête un certain temps.
Ce qui devient choquant et problématique pour l'organisation du « vivre ensemble », c'est lorsque ce but d'accumulation du capital mène à des investissements « aveugles » à l'intérêt général et à la dignité des individus. En effet, le bénéfice réclamé par les investisseurs des multinationales (futures concurrentes des services publics si l'AGCS est mis en place) s'éleve en moyenne à 15% de leur mise de départ! Le livret d'épargne, c'est de la petite bière en comparaison! Il est sûr que pour dégager un tel bénéfice, on ne fait pas dans la dentelle, ni dans le social: plus question de solidarité (l'accès aux services est bien évidemment restreint à ceux qui peuvent se les payer) mais bien de réduction de tous les coûts qui pourraient limiter le bénéfice: depuis les coûts de fabrication, dont les matières premières (ce qui explique la faible qualité des produits bon marché, et leurs répercussions écologiques), jusqu'aux salaires joliment appellés « coûts du travail » (ce qui explique le recours à la main d'oeuvre la moins chère et la moins organisée pour faire valoir ses droits: chômeurs terrorisés par la crainte de l'exclusion et donc par la misère pour eux et leurs proches, travailleurs clandestins et/ou main d'oeuvre étrangère -y compris les enfants- à bon marché, loin de nos yeux de consommateurs occidentaux à la recherche de « la bonne affaire », par choix mais aussi parfois par nécessité)...
Voici donc, en gros et à la louche, un sacro-saint principe du capitalisme ultra-libéral: toujours plus pour quelques-uns (ceux qui ont au départ du capital à investir en Bourse) au détriment, s'il le faut, de tous les autres (ceux qui triment pour leurs fins de mois)...il y a bien d'autres choses à en dire, et bien d'autres débats qui en découlent, comme la notion de décroissance (consommer moins et mieux) par exemple, mais gardons le fil du sujet qui nous occupe: la mise en concurrence entre les services publics et privés projetée par l'AGCS.
Essayons à présent de comprendre la logique et les objectifs totalement différents du service public:ceux-ci sont financés par le public et appartiennent donc au public, à la collectivité (nationale, puisque jusqu'ici ils sont financés et organisés sur cette base géographique) dans son ensemble. Ils ont pour but et raison d'être la dignité de tou-te-s et la cohésion de la société par la solidarité effective qu'ils concrétisent: quelque soit la contribution financière que l'on est en mesure de verser pour financer le système collectif de soins de santé, par exemple, on a le droit d'y faire appel, de rentrer dans un hôpital et de recevoir tous les traitements nécessaires: le manque de moyens ne peut faire obstacle au droit à la santé! Ceci est bien évidemment transférable: droit à l'éducation, à la culture (c'est tout l'enjeu de l'Education Permanente), au logement (le logement social), etc.
En d'autres termes, les services publics n'ont donc pas comme but d'être rentables, mais efficaces, ce qui est totalement différent!Leur efficacité tient dans la possibilité qu'ils offrent à chacun-e, par la solidarité interpersonnelle de tous les citoyens, de faire valoir ses droits sociaux et démocratiques, quelque soit le revenu dont il/elle dispose, et la contribution qu'il-elle verse, par l'impôt (qui n'est donc pas qu 'un coût, mais bien un « investissement » collectif et solidaire...), à leur financement: c'est le principe « à chacun selon ses besoins, et non selon ses moyens »...
Principe qui, bien évidemment, ne correspond pas à la logique des défenseurs (plutôt des attaquants, d'ailleurs...) du capitalisme ultralibéral, pour qui un citoyen est d'abord un consommateur, donc un acheteur à qui l'on vend un service en fonction du montant qu'il peut/veut y mettre: c'est le principe « à chacun selon ses moyens, et non selon ses besoins »...
Pour ces esprits étroits, il est naturel que tous n'aient pas accès à tout, ni même à l'essentiel...et tant pis pour ceux que l'extension de cette logique laisse sur le bord de la route, ce sont les « dommages collatéraux » de cette nouvelle expression de la guerre que constitue le commerce basé sur la « libre » concurrence.
L'enjeu est donc de taille: une société solidaire et égalitaire, dont le but est d'agir au mieux pour compenser les inégalités sociales, ou une société qui admet l'inégalité comme une fatalité indépassable, et qui conditionne le droit à la dignité à l'épaisseur du portefeuille...
La Convention organisée ces 22 et 23 octobre au Palais des congrès est donc une invitation et une occasion (parmi d'autres, certes...) de réunir tou-te-s les citoyen-ne-s, qu'ils fassent ou non partie d'une association, d'une organisation ou d'un parti, autour d'un objet qui nous concernent tou-te-s: la défense de nos services publics. Objet qui nous touchera durement si nous ne réagissons pas maintenant tou-te-s ensemble, avec la force collective que les générations précédentes ont mise en oeuvre pour les créer, et que nous avons le devoir et l'intérêt général de défendre, pour notre bien-être présent et celui des générations qui nous suivront...
Vous trouverez des infos sur les sites suivants: www.agcs-gats-liege2005.net
A l'initiative de la coordination D'Autres Mondes, les participant-e-s à la Convention seront invité-e-s à découvrir les nombreuses associations et les organisations syndicales qui tentent d'oeuvrer à l'intérêt général et au bien public sur le territoire « hors AGCS » de la Ville de Liège. Dans cette optique, Barricade ouvrira ses portes et ses ordinateurs libres aux visiteurs, tandis que la Casa Nicaragua leur ouvrira sa table...
Caroline Quaden / Le Pavé Dans La Mare / Barricade.